AG 2013 : le bilan
L’Assemblée générale 2013 s’est réunie au Touquet-Paris-Plage le 28 Avril, sur convocation de son président, selon les statuts, dans la salle d’honneur de l’Hôtel de Ville. Trente-trois membres étaient présents.
L’Assemblée générale 2013 s’est réunie au Touquet-Paris-Plage le 28 Avril, sur convocation de son président, selon les statuts, dans la salle d’honneur de l’Hôtel de Ville. Trente-trois membres étaient présents.
Latitude 41 reparaît, après une interruption prolongée due à une panne informatique grave du matériel de Tiphaine Hirou, la graphiste de l’équipe de rédaction. Nous présentons nos excuses à tous les membres de l’association pour cette longue et inhabituelle interruption. Le mois d’avril nous a permis de tenir notre réunion annuelle au Touquet dans des conditions météorologiques tout à fait plaisantes. Christian et Nicole Gorrée-Wery ont parfaitement organisé cette sympathique manifestation qui nous a permis, entre autres, de visiter en détail Boulogne-sur-Mer et de suivre longuement la côte, en car.
La White Star Line, du haut de ses plus de soixante ans d’histoire a eu de nombreux navires. Et, de fait besoin de maintes recherches pour trouver, toujours, de nouveaux noms en -ic. À cet égard, l’Olympic, le Titanic, et le Gigantic (pour peu que le projet ait existé) font figure d’exception car ils furent les seuls à porter ces noms, chose qui s’explique facilement pour le second, qui aurait été un piètre argument publicitaire après 1912. À l’inverse, d’autres noms sont devenus d’incontournables standards. Deux Oceanic furent construits (ironiquement, les premier et dernier navires lancés sous la direction de Thomas Ismay) et un troisième envisagé ; tout comme la compagnie eut trois Arabic, quatre Belgic, deux Laurentic, Celtic, Baltic, Adriatic... Dans ces noms, celui de Britannic arrive sur le podium des plus populaires avec trois représentants, à trois époques charnières de la White Star Line. Ce bref article compte vous présenter ces navires.
Tout passionné du Titanic peut trouver son bonheur dans les livres et les documentaires télévisés consacrés au « paquebot des rêves » mais que dire du Britannic, le petit frère oublié ? Peu évoqué dans les livres, ce dernier paquebot de la classe Olympic est souvent noyé dans la masse d’informations sur le contexte historique du Titanic. Cependant, le benjamin des trois White Star liners apparaît comme un navire mystérieux de par l’interrogation sur sa possible carrière civile et commerciale tout comme les causes de son naufrage.
Tout le monde entend parler des maquettistes du Titanic, paquebot légendaire, devenu un des plus reproduits en modèle réduit pour les passionnés de modélisme. Cependant qui a pensé au Britannic, dernier paquebot jumeaux de la classe Olympic qui n’a jamais retenu l’intention des maquettistes du fait de son « peu célèbre » naufrage en mer Égée ? Par de nombreux faits historiques et surtout psychologiques tel que l’atrocité de cette guerre qui a remis en cause les progrès de la technologie, le Britannic a longtemps été oublié pour son histoire trop peu fascinante mais surtout cachée par la Royal Navy.
La différence de contexte entre les naufrages du Titanic et du Britannic ne peut pas permettre une comparaison de ces événements. Le naufrage du premier résulte d’une collision accidentelle en temps de paix, tandis que les causes du naufrage du Britannic restent mystérieuses et concernent un fait de guerre. Les scientifiques ont tenté d’élucider les causes mais hésitent entre les hypothèses de torpilles ou de mines. Jacques-Yves Cousteau, qui a découvert l’épave en 1975, a essayé d’éclaircir ce point en récoltant les témoignages des survivants en 1976. Mais la question reste sans réponse malgré de nombreuses expéditions les années suivantes.
En novembre 1916, le HMHS Britannic coule brusquement après avoir été touché par une mine ou une torpille. Le navire-hôpital en mission vers l’île de Moudros doit récupérer des blessés pour les rapatrier en Angleterre. Le personnel militaire et infirmier profite des derniers moments de tranquillité avant de s’affairer aux préparations de l’accueil des soldats. Depuis le début du voyage, le danger reste présent dans les esprits mais aucun sentiment d’insécurité ne se fait sentir à bord du Britannic.
Alors que le Britannic coule rapidement sous ses pieds, le capitaine se décide à abandonner le navire après avoir tenté en vain de le sauver. C’est le dernier à quitter le bord. Quelle est l’histoire de cet homme et quel fut son parcours pour qu’il se retrouve, en ce jour du 21 novembre 1916, à nager en pyjama pour rejoindre un canot de sauvetage ?
Août 1914, la Première Guerre mondiale éclate. Un conflit qui s’apprête à déchirer l’Europe, événement fondateur d’un XXe siècle particulièrement sanglant. Cent ans après, nous peinons encore à en comprendre la globalité. Bien souvent, ce sont les images d’Épinal qui reviennent : les Poilus couverts de la boue des tranchées de Verdun, le tirailleurs Sénégalais partant à l’assaut, les premiers duels aériens mettant en scène des « chevaliers du ciel » tel Manfred von Richtoffen, le Baron rouge, et plus récemment les désertions et leur traitement sévère. Point de vue globale car, souvent, pour le public français (et plus largement anglais et américain), le théâtre du conflit a été principalement cantonné au nord-est de la France, le reste n’étant qu’escarmouches mineures dans ce qui ne serait, finalement, que la revanche de la guerre de 1870. C’est oublier la barbarie du front russe ; la virulence des combats entre l’Italie et l’Autriche-Hongrie, mais aussi les offensives en Méditerranée orientale. Se souvient-on seulement, dans les classes de collégiens, que l’Empire ottoman prit part au conflit ? C’est pourtant de cette guerre oubliée qu’est victime le Britannic lors de son naufrage, le 21 novembre 1916.