Je voudrais rendre hommage à Monsieur Yvon Vincent, le propriétaire du Nomadic, qui nous a quittés au printemps. Nous n’étions pas toujours d’accord – loin s’en faut – avec ses prises de position, mais il nous a toujours laissés monter à bord de son bateau et, n’oublions surtout pas que si le transbordeur est encore à flot aujourd’hui, c’est grâce à lui. Nous lui en gardons reconnaissance.
Malheureusement le Port Autonome de Paris n’a pas la même passion et le Nomadic s’achemine doucement, mais sûrement, vers l’état d’épave. En effet, la coque n’est pas réellement protégée et l’eau de mer l’attaque. Un exemple : le gardien vient de faire nettoyer la coque de sa péniche, moins grande que son voisin, et en a retiré… 5,5 tonnes de coquillages. Je vous laisse imaginer le lest que le Nomadic supporte.