Assemblée Générale du 2 avril 2005
Comme chaque année, nous publions le compte-rendu de l’Assemblée Générale de l’Association Française du Titanic. Cette année, elle a eu lieu le samedi 2 avril, à Cherbourg.
Comme chaque année, nous publions le compte-rendu de l’Assemblée Générale de l’Association Française du Titanic. Cette année, elle a eu lieu le samedi 2 avril, à Cherbourg.
Quel superlatif n'utilise-t-on pas pour qualifier le Titanic ? Qui ne s'est pas plu à penser que le Titanic était aussi le premier navire enregistré sous ce nom ? Le paquebot de la White Star Line eut pourtant un prédécesseur. Quel fut donc ce premier Titanic et qu'en advint-il ?
Tôt dans la matinée du 15 avril 1912, le Carpathia, de la Cunard Line, recueillait les naufragés du Titanic. On sait avec quelle chaleur, avec quelle humanité ils furent soignés et réconfortés par les passagers et membres d'équipage du navire sauveteur. Le voyage de retour du Carpathia à New York, entre le 15 et le 18 avril, est un épisode bien connu, et aussi l'un des plus émouvants, de la « saga » du Titanic. Bien connu, il l'est. Mais peut-être pas dans ses moindres détails. Je souhaiterais vous entretenir ici d'un sujet qui, à ma connaissance (mais dieu sait qu'elle est lacunaire), n'a jamais déchaîné les passions ni même fait l'objet de longs développements de la part des historiens du Titanic : il s'agit de la transmission, via la TSF, des noms des survivants du naufrage.
Ma fascination pour Thomas Andrews est née à peu près dès que j’ai commencé à m’intéresser à la tragique histoire du Titanic, mais c’est essentiellement l’interprétation de Victor Garber dans l’incroyable chef-d’œuvre de James Cameron, qui me fit percevoir la vrai personnalité de cet homme ainsi que son importance dans l’histoire du célèbre paquebot. Directeur des chantiers navals Harland & Wolff, il fut le concepteur et le constructeur du plus grand paquebot du monde, qui devait également devenir le plus légendaire. Trop souvent, les films sur le Titanic ont donné de lui une image d’homme froid, désorienté et peut-être même insensible face au drame survenu dans la nuit du 14 au 15 avril 1912. En réalité, Thomas Andrews se comporta comme un vrai héros lors du naufrage et permis à beaucoup de gens de survivre à une catastrophe dont il se sentait probablement responsable. Mon objectif est ici de rétablir la vérité sur cet homme exceptionnel, et surtout de lui rendre hommage.
L’arrivée récente au sein de l’Association Française du Titanic de nombreux nouveaux membres, souvent jeunes, parfois totalement étrangers aux origines mêmes du Titanic, nous amène à dépasser l’impact du film de James Cameron (qui, nous devons l’admettre, les a souvent guidés vers nous) pour nous replonger, rapidement, dans l’histoire même du paquebot. Nous tenterons donc de retracer ici, en peu de mots, la genèse du RMS Titanic, ainsi que les grandes lignes de sa si brève vie. Il ne s’agit évidemment pas d’un bilan historique mais bien d’un article général, un « survol » global, qui permettra aux plus jeunes de comprendre pourquoi et comment est né le plus beau paquebot du monde, et quels furent ses débuts jusqu’au voyage inaugural d’avril 1912.
Voici le premier numéro 2005 de Latitude 41. Il marque un tournant dans sa composition : de nouveaux auteurs apparaissent et je ne peux qu’encourager ce mouvement. Bien entendu, je féliciter les piliers de notre revue à commencer par Olivier et Alain. Une fois encore, ce Latitude 41 est clair, précis et ses articles fouillés et agréables à lire. Toutes les rencontres hors AFT que j’ai été amené à faire ont abouti à discuter de nos activités et invariablement elles s’orientaient sur notre journal que tous nous envient.
Lorsqu’on feuillette la presse de 1912, on remarque que l’aviation était l’un des thèmes de prédilection des journalistes, qui rapportaient de manière quotidienne les exploits des uns, les records des autres, mais aussi les tragiques accidents dont étaient victimes les pionniers de l’air. Pour le lecteur de 1912, Miss Quimby, Thierry de Ville d’Avray, Miss Davies, Fischer et Renaux étaient des noms aussi familiers que ceux de Blériot, les frères Wright ou Farnham, pour n’en citer que quelques-uns.
Quatre-vingt-douze années ont passé depuis le naufrage du Titanic et, pourtant, le « Paquebot de Rêves » recèle toujours de nombreux mystères. Jusqu'à aujourd'hui, l'un des passagers Français est demeuré une énigme pour les chercheurs et les historiens : Pierre Maréchal, que la presse de l'époque appela « l'aviateur Maréchal ». C'est grâce à un contact fortuit établi par Christian, le petit-fils du rescapé que le voile entourant l'histoire de Pierre Maréchal peut enfin se lever. Sa biographie comporte encore de nombreuses imprécisions et inconnues, mais gageons que ces lacunes ne tarderont pas à être comblées. Voici la singulière histoire de l'aviateur Pierre Maréchal et celle, tout aussi extraordinaire, de son fils Jean-Pierre, pilote automobile au destin tragique.
Ce numéro 23, double, de Latitude 41 sort bien après la date prévue. N’oublions pas que ce remarquable travail est le fruit de recherches longues et prenantes et que nos deux compères, Olivier Mendez et Alain Dufief, sont des bénévoles. J’en profite pour lancer un appel à tous ceux qui peuvent écrire des articles ou fournir de la documentation : nos rédacteurs sont à court d’idées et soulignent que ce journal est celui de tous. Vite à vos stylos et à vos archives pour que le numéro 24 soit le riche premier exemplaire de 2005.