Le coin du lecteur : Sincerely, Harry The Letters of Henry Tingle Wilde, Titanic’s Chief Officer, de Michael Beatty

Il y a bientôt deux ans, j’ai consacré un article au chef officier du Titanic Henry Wilde, dans le numéro 78 de Latitude 41. À l’époque, en me fondant notamment sur le passionnant dossier que lui consacrait Dan Parkes sur son site « WilliamMurdoch.net », toujours une référence, j’avais tenté de vous faire entrevoir cet officier trop méconnu, et qui restait encore nimbé de mystères. Une question, notamment, subsistait : avait-il, ou non, été commandant pour la White Star, comme le laissait supposer la casquette possédée par ses descendants ? De même, devait-il commander un paquebot important lorsqu’il fut muté sur le Titanic à la dernière minute ? Depuis, de nouveaux éléments ont surgi, et nous permettent avec bonheur d’en savoir plus sur cette figure désormais mieux cernée. En 2016, en effet, un lot de nombreuses lettres écrites par Wilde entre 1894 et 1912 fut mis aux enchères, et l’année suivantes, un bon nombre fut publié dans le livre Sincerely, Harry, de Michael Beatty. Ces lettres émouvantes nous fournissent une bien meilleure vision de l’état d’esprit de l’officier, alors qu’il gravissait les échelons au sein de la White Star Line, vivait un véritable drame familial, et connaissait l’apogée de sa carrière avant sa fin tragique.

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Les aménagements et la décoration du RMS Britannic face à ses jumeaux : ressemblances et différences

Des trois navires de la classe Olympic, le dernier est peut-être le moins bien connu. Il faut bien l’avouer, le contexte de la construction du Britannic n’a pas joué en sa faveur : son lancement, puis sa mise en service ont été repoussés à de multiples reprises à la suite du naufrage de son jumeau. Ses intérieurs n’ont jamais été achevés et n’ont pas non plus été immortalisés par Robert Welch, le photographe des chantiers Harland and Wolff. Il nous est donc difficile de nous faire une idée concrète de ce que devait être le Britannic dans sa configuration transatlantique. Souvent, le mythe le dispute même à la réalité.

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Embarquez sur le Britannic !

Nous vous avons déjà parlé dans Latitude 41 du projet de la petite équipe qui travaille sur le jeu vidéo Titanic : Honor & Glory depuis déjà quelques années. Leur objectif, recréer intégralement le Titanic et nous permettre de passer quelques temps à bord et de vivre son naufrage, est ambitieux et déjà en partie atteint. Que ce soit par leurs vidéos et documentaires, ou encore par les magnifiques démos de leur jeu qui nous permettent de parcourir certains des lieux emblématiques du navire, ils nous ont d’ores et déjà fourni des merveilles que je n’aurais jamais pu imaginer, enfant. Et pourtant, ce n’est pas sur le Titanic que nous fait embarquer leur premier jeu payant, disponible sur la plate-forme Steam pour une douzaine d’euros depuis juin dernier, mais sur son jumeau trop mal connu, le Britannic. Quelle surprise que l’annonce de ce projet audacieux : Britannic: Patroness of the Mediterranean nous permet en effet de découvrir le paquebot devenu navire-hôpital sous bien des angles.

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Hommage à Gérard Piouffre

L’Association française du Titanic a perdu en avril dernier l’un de ses fidèles membres, Gérard Piouffre, auteur de nombreux ouvrages dont plusieurs consacrés à notre paquebot fétiche. Ami de plusieurs d’entre-nous, figure remarquable et remarquée du forum Titanic affilié à l’AFT, Gérard nous a quittés bien brusquement, et nous lui rendons ici hommage.

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Vie de l’association

Cette année 2020 aura bien bizarrement commencé, et un certain virus nous aura privés de notre assemblée générale annuelle ! Malgré tout, l’AFT poursuit ses activités et le numéro double estival de Latitude 41 est bien au rendez-vous ! C’est le Britannic qui est à l’honneur, avec la sortie en juin du jeu Britannic: Patroness of the Mediterranean, qui offre une magnifique reconstitution du navire. Vous pourrez découvrir un aperçu du jeu dans ces pages, mais aussi un gros dossier de Nicolas Murgia, membre de l’équipe qui a produit le jeu, qui nous fera part de bien des découvertes surprenantes sur ce qu’aurait dû être le troisième paquebot de la classe Olympic. Nous remercions très chaudement Vintage Digital Revival pour toutes les superbes images qui orneront ce numéro.

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Titanic University : Une chaîne prometteuse

Les créateurs de Titanic : Honor & Glory n'ont pas fini de nous surprendre. Début mars, Matt DeWinkeleer a lancé sur YouTube la chaîne Titanic University, pensée comme une (future) bible d'informations et de connaissances sur le paquebot (en anglais).

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Le coin du lecteur : Great Passenger Ships, That never were : Damned by Destiny Revisited, de David L. Williams et Richard de Kerbrech

Il y a quelques années, alors que je travaillais à mon mémoire de master sur le Normandie, je suis tombé sur un ouvrage des années 1980 particulièrement précieux, Damned by Destiny, par David L. Williams et Richard de Kerbrech. Je recherchais à l’époque des informations sur le Bretagne, hypothétique faux-jumeau du Normandie qui aurait dû voir le jour au milieu des années 1940, si la guerre n’avait pas éclaté. Et ce livre consacrait un chapitre entier à ce projet et en évoquait bien d’autres. Depuis, le nom de Richard de Kerbrech m’est devenu familier, qu’il écrive ou non en tandem avec David L. Williams, et plusieurs de ses livres remplissent ma bibliothèque : Ships of the White Star Line, Cabin Class Rivals, Down amongst the Black Gang… Les plus attentifs d’entre-vous se souviendront peut-être que j’en ai déjà évoqué certains dans Latitude 41. Mais pendant longtemps, Damned by Destiny faisait office de Graal et ne pouvait se trouver que d’occasion, pas toujours à bon prix. Qui plus est, après bientôt quarante années, il commençait à dater.

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Du côté des revues des autres associations

Les derniers numéros des associations allemande et britannique nous promettent un voyage à travers les méandres historiques de navires et de lieux qui composent l’histoire du Titanic. Embarquez à bord du Carpathia, du Mackay-Bennett, du Minia dans le dernier numéro de Der Navigator du côté allemand. Outre-Manche, la British Titanic Society met l’accent sur l’histoire d’Harland and Wolff, chantiers navals qui ont vu naître bien évidemment le Titanic mais aussi d’autres navires connus. La fin tragique n’était évidemment nullement envisagée à la naissance du paquebot glorifié de promesses. Et pourtant le Titanic continue de faire rêver de nouvelles générations via divers navires qui ont croisé le chemin du paquebot des rêves ainsi qu’à travers des lieux aujourd’hui sous-estimés pour leurs valeurs.

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Titanic : une aventure hors du temps, retour sur un jeu qui a alimenté la légende

En 1996, quelques temps avant la sortie du film de James Cameron, a été publié le jeu Titanic : Une aventure hors du temps par le studio américain Cyberflix. Très en avance sur son époque, ce jeu reconstituait alors le paquebot aussi fidèlement que possible et permettait aux joueurs de s’y lancer dans une sombre affaire d’espionnage, avant de tenter de survivre au naufrage. Loin d’être un jeu bâclé et simpliste comme on a ensuite pu en trouver sur le sujet, c’était l’œuvre d’une équipe passionnée par le sujet, et soutenue dans son travail par l’historien Walter Lord, et le résultat a, je crois, beaucoup marqué bien des gens de ma génération. C’est du haut de mes huit ans que j’ai testé pour la première fois ce jeu qui a certainement été l’élément déclencheur le plus marquant de ma passion pour le navire. J’étais loin de me douter de jusqu’où tout cela m’amènerait ! Près de 25 ans après sa sortie, voici l’occasion de revenir sur ce jeu exceptionnel.

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