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Détails de Jeunesse, œuvre signée Paul Chevré (1909) – collection Olivier Mendez

Catalogue partiel des œuvres de Paul Chevré

Ce catalogue est forcément partiel et devra être complété et corrigé. À l’évidence, Paul Chevré a été l’auteur de nombreuses œuvres dont nous n’avons pas le nom ; par exemple, dans l’album familial que nous a confié François Chentrier, se trouve un cliché du Monument à Samuel de Champlain, pris dans l’atelier de Paul Chevré, probablement au début de l’année 1898. Sur la gauche de la photo, on devine des œuvres, mais nous en ignorons tout. Chevré « partageait-il » un atelier avec d’autres artistes ? Les statues que l’on devine sont-elles les siennes ? S’agit-il d’œuvres ou d’études ? Autant de questions – et bien d’autres – auxquelles nous ne saurions répondre avec assurance.

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Ce portrait studio de Paul Chevré a été retrouvé dans les archives de la famille Chentrier en 2001

Paul Chevré

Au cours des dernières années, Latitude 41 a eu le grand plaisir et l’honneur de présenter à ses lecteurs et aux chercheurs du monde entier d’abord la biographie de Pierre Maréchal[1] puis celle de Fernand Omont[2], passagers de 1ère classe qui, avec Paul Chevré, survécurent au naufrage du Titanic. Il manquait pour clore nos recherches sur ce trio français une étude consacrée à Paul Chevré, sculpteur de renom : c’est au­jourd’hui chose faite, à travers ce numéro spécial qui, nous l’espérons, lui rendra hommage. Sans la patience et l’obstination, ces recherches com­pliquées, longues mais ô combien passionnantes, n’auraient jamais abouti. Il nous a fallu sortir de leur oubli bien des documents non seu­lement en France, mais aussi au Canada et en Belgique ; cette fois en­core, les données disponibles étaient tellement éparpillées qu’il nous a fallu tenter reconstituer un puzzle géant, loin d’être complet. Paul Che­vré était un artiste, et donc un personnage complexe. Son œuvre nous parle aujourd’hui plus que l’homme lui-même, qui ne fut qu’un survi­vant en sursis : en effet, jamais Chevré ne se remit d’avoir survécu au naufrage, et il en mourut 22 mois plus tard, affaibli par la maladie cer­tes, mais probablement aussi moralement épuisé d’avoir été « un survi­vant du Titanic ». Étrange destin que celui de ce sculpteur talentueux, ignoré, voire méprisé en France et qui dut s’expatrier au Canada pour y produire ses œuvres les plus grandioses. Sans la rencontre de descendants de l’artiste, François Chentrier, son épouse Odile et Agnès Chentrier, quelques éléments biographiques et de précieux clichés photographiques ne seraient jamais sortis de la sphère familiale : nous remercions ici tous ceux et toutes celles qui ont apporté à nos recherches leur aide précieuse : les fidèles Alain Dufief et Franck Gavard-Perret, mais aussi Robert Shotton, Christian et Nicole Gorree-Wery, Daniel Dupont, Philippe Latger, Daniel Drouin[3], David Gagné, Günter Bäbler, les archives de la ville de Qué­bec, Alan Hustak, Encyclopedia Titanica, M. Pascal Deroche, des archives de la ville d’Asnières, M. Jean-Charles Virmaux, et M. Guerra, artiste archi­viste de la Société des Artistes Français. Les sites Wikipedia et Chronobio ont été d’un grand secours.

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Le mot du Président

Ce mot sera bref pour un Latitude 41 copieux. Encore une fois Olivier Mendez et Alain Dufief ont réalisé un travail remarquable. L’AFT continue de susciter de l’intérêt puisque nous nous maintenons au niveau de cent adhérents et que nous recevons encore des témoignages, des documents et des appels pour des conférences, des expositions… Bravo aussi à Daniel Dupont qui complète, chaque jour, un site de plus en plus consulté. Il faut savoir que c’est le monde entier qui entre sur ce site officiel de l’AFT – île Maurice par exemple ou le Japon – et que le compteur ne mentionne que les nouveaux contacts et non les entrées à répétition.

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L’équipe de cuisine bien emmenée par M. Jean Blaret

« Le dernier dîner du Titanic » à Avesnes-sur-Helpe

Un message surprenant et très agréable d’un professeur du lycée Jessé de Forest[1] d’Avesnes-sur-Helpe : « nous travaillons depuis six mois sur le Titanic avec deux classes d’hôtellerie et restauration. Nous avons cherché dans tous les secteurs et en particulier sur le Net ; nous venons de découvrir votre association… ». Après quelques échanges nous décidons d’une conférence-débat sur le Titanic et toutes les « légendes » qui s’y rattachent depuis près d’un siècle. La convivialité des Nordistes ne se dément pas et nous sommes invités à loger sur place et surtout à déguster le dîner préparé par les élèves à partir du livre Le dernier dîner du Titanic.

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Une période difficile

Votre revue paraît avec retard et n’est pas aussi fournie qu’à l’accoutumée. En effet, j’ai pris en charge ce numéro parce qu’il me revenait de rendre compte de nos séjours à Belfast et ce, le plus rapidement possible. J’étais loin d’imaginer qu’un accident de santé en déciderait autrement. Notre secrétaire ayant eu un sort plus grave encore, les nouveaux adhérents ont pu penser à une association très « relâchée » puisque pendant cette période nous n’avons pas répondu à leurs attentes.

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Les gagnants et leurs professeurs ; debout, au centre, Thomas Madill.

Les écoles et le Prix Thomas Andrews 2007

Rappel : le prix Thomas Andrews est décerné à des étudiants pour des projets présentés à la fin de leurs études d’ingénieur. Créé par Thomas Madill il a été remis cette année pour la deuxième fois dans l’Hôtel de Ville de Belfast. Ce concours, où les candidats sont de plus en plus nombreux, voit, déjà, les inscriptions gonfler pour 2008.

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Le petit port de Charlestown. La photo aérienne écrase le relief. En haut et en rouge, le Musée.

Découverte

Que ceux qui sont allés à Belfast imaginent la cale sèche du Titanic avec juste un petit quai sur chaque longueur. Au fond, un ruisseau descend de la colline ; en face, l’écluse ferme un passage étroit sur une anse et le large. Dominant les quais, les collines abruptes, verdoyantes, sont parsemées de maisons « à la bretonne » : murs de pierres et toits d’ardoises grises. À mi-pente, sur la droite quand on regarde la mer, un quai sur lequel courent deux rails de « decauville » débouchant d’un tunnel. C’est par là qu’arrivait, jadis, le kaolin extrait des immenses carrières derrière la colline. Il était déversé dans une trémie jusque dans les bateaux. Aujourd’hui, tout est à l’abandon : il n’y a pratiquement plus de carrières en exploitation en Cornouailles… ni mines non plus.

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Les chantiers Harland & Wolff sont réduits mais encore impressionnants ; comme le montre cette pièce en cours de chargement.

Nouveau déplacement à Belfast

Nicole, Thierry et moi sommes retournés à Belfast pour les échanges scolaires. Je rassure tous les adhérents : tous ces déplacements ne coûtent aucun centime à l’Association. De nouveau nous avons retrouvé Terry, toujours aussi acharné à faire évoluer les choses. Pourtant il rencontre de nombreux obstacles à franchir : ceux qui le jalousent, qui voudraient récupérer le Nomadic, ceux qui cherchent à se « placer » auprès des autorités… La tension existant entre les associations à Belfast est manifeste mais s’y ajoute l’immixtion des associations anglaises dont les intentions sont pour le moins imprécises.

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