Vie de l’association

2017 touche à sa fin, et l’année qui vient sera symbolique pour l’AFT qui célébrera sa vingtième année ! Ce sera pour nous l’occasion de nous retrouver lors de notre assemblée générale à Cherbourg, et de revenir ensemble sur ces vingt ans de passions partagées. Cette année 2018 sera pour nous l’occasion de nous souvenir du travail accompli, de nos joies communes et, aussi, de rendre un nouvel hommage à ceux qui ne sont plus parmi nous.

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The Bridge 2017 : le retour du Queen Mary 2 à Saint-Nazaire

Quel passionné de paquebots a pu passer à côté d’un tel événement relaté par les médias ? Le retour du Queen Mary 2 (2003-) dans son port de construction constituait à lui seul une raison de se rendre à Saint-Nazaire en cette fin de juin. Bien sûr, cette courte mais agréable visite du paquebot de la Cunard Line n’était pas une simple visite de courtoisie, quatorze ans après sa naissance dans les ex-Chantiers de l’Atlantique, aujourd’hui rebaptisés STX France. Prévue dans le cadre plus large de la course transatlantique, the Bridge, débutée il y a cent ans lorsque des soldats américains débarquaient sur les côtes Saint-Nazairiennes, la venue du Queen Mary 2, a marqué le point d’orgue. Sister-ship des plus récents Queen Victoria (2007-) et Queen Elizabeth (2010-), le QM2 a opéré une manœuvre des plus réussies dans la Forme Joubert lors de son arrivée dans le port de Nantes/Saint-Nazaire.  Ancienne cale sèche, spécialement construite pour accueillir le joyau français des années 1930, le Normandie (1935-1942) rival d’un certain Queen Mary (1936-1967), la forme Joubert n’avait pas pu servir de cale sèche (350 mètres) pour la finition des travaux d’aménagement du futur navire de la Cunard Line en 2003/2004. En effet, la cale étroite empêchait les ouvriers d’accéder à certaines zones du navire, le plus long (345 mètres) à cette époque. Depuis, le record de longueur a été attribué à l’Harmony of the Seas, également construit dans les chantiers saint-nazairiens.

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L’analyse historiographique d’un « classique » ou faut-il redécouvrir le livre The Maiden Voyage de Geoffrey Marcus (1969) ?

L’idée de consacrer un article à un grand « classique » de la volumineuse bibliographie du Titanic a une origine double. Elle est d’abord née d’une discussion survenue sur le Titanic Forum dans une rubrique intitulée « Comment sait-on tout ça ? L’historiographie du Titanic ». Pour les moins initiés à ce champ de l’Histoire qui m’intéresse tout particulièrement, l’historiographie consiste à étudier l’histoire de cette discipline, tant les débats que les évolutions qui ont porté sur les connaissances (construites, déconstruites, discutées, nuancées etc...), les méthodes d’analyse et d’écriture qui ont muté, les angles choisis pour aborder un sujet d’étude etc... La seconde raison est l’acquisition récente de la première édition d’un ouvrage, désormais ancien dans l’historiographie du Titanic, devenu un « classique ». Aussi, à l’instar de la rubrique intitulée « Classique » que publie l’excellente revue L’Histoire sur un livre spécifique qui a marqué des générations d’historiens, ai-je entrepris la relecture d’un « classique » et une analyse historiographique de son contenu, près d’un demi-siècle après sa parution. Vous avez dit La Nuit du Titanic ? Je ne pouvais me lancer dans une pareille aventure, bien que l’idée de revisiter l’ouvrage de Walter Lord est considérablement séduisante. Aussi ai-je choisi de relire The Maiden voyage (le voyage inaugural) de Geoffrey Marcus. J’adresse mes remerciements aux chercheurs Samuel Halpern et Paul Lee pour leurs travaux qu’ils m’ont autorisé à citer.

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Eleanor Elkins Widener

Eleanor Elkins Widener

Dans le monde de la haute couture, il est fréquent de dire : « c’est la femme qui fait la robe ». Sous-entendu, c’est celle qui porte la tenue qui révèle la beauté de cette dernière, et non l’inverse. Dans la riche société de la Belle-Époque, on pouvait dire : « c’est la femme qui fait l’homme ». Sans une belle Lady à son bras pour descendre les marches du Grand Escalier du Titanic, le plus riche des passagers n’était rien qu’un anonyme parmi d’autres. Effectivement, cela reléguait la gente féminine au rang d’objet, destiné à asseoir la puissance de celui qui l’accompagnait. Mais après tout, devaient-elles s’en plaindre ? Probablement que non, car elles avaient une vie que beaucoup de leurs semblables devait envier ; même si certaines cachaient parfois leur désespoir d’être délaissées au profit des affaires ou de maîtresses sous le maquillage, les belles toilettes et les bijoux étincelants. Eleanor Widener fut une femme respectée, admirée, et surtout forte, ayant épousé l’un des hommes les plus fortunés des États-Unis ; mais dont l’existence fut digne d’une tragédie grecque.

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George Dunton Widener

George Dunton Widener

Dans les coursives et les salons feutrés de la première classe du Titanic se distinguait une communauté toute particulière : les Pennsylvaniens. Ces derniers, souvent millionnaires, résidaient pour la plupart dans la Main Line, la riche et confortable banlieue de Philadelphie avec ses propriétés toutes plus fabuleuses les unes que les autres. Ils étaient proches voisins, amis, entretenaient pour certains des relations d’affaires, et tous se retrouvèrent à bord du plus luxueux navire du début du XXème siècle pour une traversée qui devait clore en beauté leur séjour européen. Parmi eux se trouvait la toute puissante famille Widener, avec à sa tête, George Dunton.

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Le Titanic dans les écoles auvergnates

Toujours enthousiaste lorsqu’il s’agit de faire découvrir le Titanic à de nouvelles personnes, Aymeric Le Guisquet s’est rendu le 29 juin dernier à l’école de Saint Jean d’Heurs, dans le Puy de Dôme, pour y présenter une exposition avec le soutien financier de l’Amicale Laïque. Les enfants, élèves de classes allant du CP au CM2, avaient préparé sa visite avec leur maîtresse en étudiant des histoires tournant autour du paquebot et de son naufrage, et attendaient avec impatience sa venue !

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Les conventions anniversaires des associations allemande et britannique

Comme bon nombre d’adhérents de l’association, vous savez certainement que la convention annuelle a eu lieu plus tôt que les autres années. Le dernier numéro de Latitude 41 relatait le bilan de cette journée de retrouvailles entre membres dans un cadre des plus adaptés, le Musée de la Marine de Paris, actuellement fermé pour travaux de rénovation. Depuis mars, les autres associations ont organisé leurs conventions. Pour deux d’entre elles, il s’agissait de marquer leurs anniversaires respectifs. L’association allemande du Titanic fêtait son 20ème anniversaire à Cologne alors que la British Titanic Society, soufflait ses 30 bougies. Créée en 1987, peu après la découverte de l’épave par l’équipe franco-américaine de Jean-Louis Michel et de Robert Ballard, l’association britannique devenue internationale, accueillait une exposition et organisait des conférences et des commémorations.

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Vie de l’association

C’est la rentrée, aussi pour l’équipe de Latitude 41 qui vous a concocté pour la rentrée ce gros numéro double. Vous pourrez notamment y découvrir la première partie du gros dossier que Denis Meyer a consacré à la famille Widener, avec les articles consacrés à George et Eleanor ; les articles concernant leur fils, Harry, et les domestiques qui les accompagnaient dans leur tragique voyage suivront dans le prochain numéro.

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Le coin du lecteur : The sinking of RMS Tayleur, l’histoire du Titanic « victorien »

À la fois complet sur l’histoire du naufrage tout en mêlant le côté technique des navires et le côté humain de cette tragédie grâce à une bibliographie complète, un glossaire des termes nautiques et une liste précise des passagers, l’auteur donne toutes les clés pour comprendre au plus profond cette catastrophe maritime. Également inspiré des ouvrages d’E. Kieran sur le RMS Tayleur datant de 2004 et de 2005, Gill Hoffs offre un ouvrage exceptionnel de cette catastrophe maritime britannico-irlandaise peu connue du grand public et qui gagne à l’être réellement.

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