L’analyse historiographique d’un « classique » ou faut-il redécouvrir le livre The Maiden Voyage de Geoffrey Marcus (1969) ?

L’idée de consacrer un article à un grand « classique » de la volumineuse bibliographie du Titanic a une origine double. Elle est d’abord née d’une discussion survenue sur le Titanic Forum dans une rubrique intitulée « Comment sait-on tout ça ? L’historiographie du Titanic ». Pour les moins initiés à ce champ de l’Histoire qui m’intéresse tout particulièrement, l’historiographie consiste à étudier l’histoire de cette discipline, tant les débats que les évolutions qui ont porté sur les connaissances (construites, déconstruites, discutées, nuancées etc...), les méthodes d’analyse et d’écriture qui ont muté, les angles choisis pour aborder un sujet d’étude etc... La seconde raison est l’acquisition récente de la première édition d’un ouvrage, désormais ancien dans l’historiographie du Titanic, devenu un « classique ». Aussi, à l’instar de la rubrique intitulée « Classique » que publie l’excellente revue L’Histoire sur un livre spécifique qui a marqué des générations d’historiens, ai-je entrepris la relecture d’un « classique » et une analyse historiographique de son contenu, près d’un demi-siècle après sa parution. Vous avez dit La Nuit du Titanic ? Je ne pouvais me lancer dans une pareille aventure, bien que l’idée de revisiter l’ouvrage de Walter Lord est considérablement séduisante. Aussi ai-je choisi de relire The Maiden voyage (le voyage inaugural) de Geoffrey Marcus. J’adresse mes remerciements aux chercheurs Samuel Halpern et Paul Lee pour leurs travaux qu’ils m’ont autorisé à citer.

0 commentaire
Lire la suite à propos de l’article Eleanor Elkins Widener
Eleanor Elkins Widener

Eleanor Elkins Widener

Dans le monde de la haute couture, il est fréquent de dire : « c’est la femme qui fait la robe ». Sous-entendu, c’est celle qui porte la tenue qui révèle la beauté de cette dernière, et non l’inverse. Dans la riche société de la Belle-Époque, on pouvait dire : « c’est la femme qui fait l’homme ». Sans une belle Lady à son bras pour descendre les marches du Grand Escalier du Titanic, le plus riche des passagers n’était rien qu’un anonyme parmi d’autres. Effectivement, cela reléguait la gente féminine au rang d’objet, destiné à asseoir la puissance de celui qui l’accompagnait. Mais après tout, devaient-elles s’en plaindre ? Probablement que non, car elles avaient une vie que beaucoup de leurs semblables devait envier ; même si certaines cachaient parfois leur désespoir d’être délaissées au profit des affaires ou de maîtresses sous le maquillage, les belles toilettes et les bijoux étincelants. Eleanor Widener fut une femme respectée, admirée, et surtout forte, ayant épousé l’un des hommes les plus fortunés des États-Unis ; mais dont l’existence fut digne d’une tragédie grecque.

0 commentaire
Lire la suite à propos de l’article George Dunton Widener
George Dunton Widener

George Dunton Widener

Dans les coursives et les salons feutrés de la première classe du Titanic se distinguait une communauté toute particulière : les Pennsylvaniens. Ces derniers, souvent millionnaires, résidaient pour la plupart dans la Main Line, la riche et confortable banlieue de Philadelphie avec ses propriétés toutes plus fabuleuses les unes que les autres. Ils étaient proches voisins, amis, entretenaient pour certains des relations d’affaires, et tous se retrouvèrent à bord du plus luxueux navire du début du XXème siècle pour une traversée qui devait clore en beauté leur séjour européen. Parmi eux se trouvait la toute puissante famille Widener, avec à sa tête, George Dunton.

0 commentaire

Le Titanic dans les écoles auvergnates

Toujours enthousiaste lorsqu’il s’agit de faire découvrir le Titanic à de nouvelles personnes, Aymeric Le Guisquet s’est rendu le 29 juin dernier à l’école de Saint Jean d’Heurs, dans le Puy de Dôme, pour y présenter une exposition avec le soutien financier de l’Amicale Laïque. Les enfants, élèves de classes allant du CP au CM2, avaient préparé sa visite avec leur maîtresse en étudiant des histoires tournant autour du paquebot et de son naufrage, et attendaient avec impatience sa venue !

0 commentaire

Les conventions anniversaires des associations allemande et britannique

Comme bon nombre d’adhérents de l’association, vous savez certainement que la convention annuelle a eu lieu plus tôt que les autres années. Le dernier numéro de Latitude 41 relatait le bilan de cette journée de retrouvailles entre membres dans un cadre des plus adaptés, le Musée de la Marine de Paris, actuellement fermé pour travaux de rénovation. Depuis mars, les autres associations ont organisé leurs conventions. Pour deux d’entre elles, il s’agissait de marquer leurs anniversaires respectifs. L’association allemande du Titanic fêtait son 20ème anniversaire à Cologne alors que la British Titanic Society, soufflait ses 30 bougies. Créée en 1987, peu après la découverte de l’épave par l’équipe franco-américaine de Jean-Louis Michel et de Robert Ballard, l’association britannique devenue internationale, accueillait une exposition et organisait des conférences et des commémorations.

0 commentaire

Vie de l’association

C’est la rentrée, aussi pour l’équipe de Latitude 41 qui vous a concocté pour la rentrée ce gros numéro double. Vous pourrez notamment y découvrir la première partie du gros dossier que Denis Meyer a consacré à la famille Widener, avec les articles consacrés à George et Eleanor ; les articles concernant leur fils, Harry, et les domestiques qui les accompagnaient dans leur tragique voyage suivront dans le prochain numéro.

0 commentaire

Le coin du lecteur : The sinking of RMS Tayleur, l’histoire du Titanic « victorien »

À la fois complet sur l’histoire du naufrage tout en mêlant le côté technique des navires et le côté humain de cette tragédie grâce à une bibliographie complète, un glossaire des termes nautiques et une liste précise des passagers, l’auteur donne toutes les clés pour comprendre au plus profond cette catastrophe maritime. Également inspiré des ouvrages d’E. Kieran sur le RMS Tayleur datant de 2004 et de 2005, Gill Hoffs offre un ouvrage exceptionnel de cette catastrophe maritime britannico-irlandaise peu connue du grand public et qui gagne à l’être réellement.

0 commentaire

« Titanic, les promesses de la modernité », une exposition panoramique à 360°

Reposant dans un univers abyssal à plus de 3 800 mètres de profondeur, l’épave du Titanic nourrit l’imagination de tout le monde. Souvent représentés dans une atmosphère bleutée, les restes du « paquebot des rêves » donnent cette impression fantomatique. Le Panomètre de Leipzig (Allemagne) a choisi de faire découvrir le monde perdu et isolé de l’épave en offrant aux visiteurs une vue panoramique de l’épave et de ses champs de débris le tout sur un fond sonore.

0 commentaire

L’association allemande du Titanic, la Deutscher Titanic Verein von 1997 : 20 ans d’existence

Le mouvement de création des associations européennes du Titanic s’est produit grâce à la sortie du film de James Cameron. Cependant, les passionnés titanicophiles européens n’ont pas attendu ce raz de marée cinématographique pour partager avec d’autres passionnés du monde anglophone. La British Titanic Society a permis à des passionnés européens de se rencontrer lors des assemblées annuelles. La Titanic Historical Society, association américaine mondialement connue pour son travail, a également servi de tremplin à une échelle beaucoup plus internationale. Mais revenons-en à nos amis allemands qui ont eu l’idée de réunir tous les passionnés du Titanic au sein d’une association nationale commune entre les deux anciennes Allemagnes. Fort des expériences tirées de leurs participations aux meetings anglophones, les sept fondateurs de la Deutscher Titanic Verein ont su profiter du phénomène cinématographique de James Cameron pour fédérer beaucoup de membres autour de l’histoire du Titanic.

0 commentaire