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Photographie initiale du « cénotaphe » Jouannault à Vichy (Coll. Alain Carteret)

À la recherche de Georges Jules Jouannault et Henriette Yvois

Automne 2011. Le livre Les Français du Titanic, co-écrit par François Codet, Franck Gavard-Perret, Olivier Mendez et moi-même, est paru depuis le début de l’année. Malheureusement, il recense deux Français pour lesquels nous ne savons encore que très peu de choses : Georges Jules Jouannault, cuisinier aux sauces au Restaurant à la Carte du Titanic, né le 1er août 1887 à Stuttgart (Allemagne)[1], et Henriette Yvois, mannequin, 24 ans, domiciliée au n° 5, rue des Pyramides à Paris, passagère de 2e classe. Tous deux ont été victimes de la catastrophe et leurs corps n’ont jamais été retrouvés. Le centenaire du naufrage du Titanic fut commémoré il y’a plus de deux ans, et je ne peux croire qu’après un siècle, nous ne parvenions toujours pas à en savoir davantage sur les origines de ces deux personnes. Comme tant d’autres chercheurs, j’ai multiplié mes tentatives depuis de nombreuses années et, comme eux, j’ai toujours échoué dans mes recherches. L’obstination et le hasard vont pourtant produire leurs fruits, avec l’aide de l’outil internet…

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Émile Richard (1888 - 1912) - Collection Olivier Mendez

Une découverte

Je vais vous raconter une histoire à peine croyable dont j’étais loin de me douter qu’elle prendrait un jour, à mes yeux une importance aussi particulière. Cette histoire, en effet, concerne le naufrage du Titanic, qui, pour tous les membres de notre association ainsi que pour un grand nombre de personnes reste le naufrage du siècle, de même qu’un épisode catastrophique de l’histoire maritime.

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Pour une plaque à la mémoire de « Jack » Phillips

Depuis plusieurs années, je me passionne pour l'histoire de Jack Phillips, opérateur radio en chef du RMS Titanic. Je me suis rendue deux fois à Godalming et Farncombe. J'ai pu me rendre compte à quel point cet homme était respecté et admiré par le nombre de souvenirs qui lui est dédié dans sa ville natale. Encore aujourd'hui beaucoup de personnes veillent à sa mémoire. Je pense notamment à Mr John Young.  A la fin de l'année 2007 où j'étais plongée dans ses années passées à Clifden en Irlande, il m'est venu une idée. Rendre hommage au plus célèbre employé de la station radio de Clifden en érigeant une plaque commémorative en ce lieu ou au centre ville. Un projet ambitieux qui ne sera pas simple à réaliser.

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Santa Barbara Calvary Cemetary (Coll. Thierry Dufournaud)

Carnet de voyage californien autour de Berthe Leroy et Gaston Bourlard

Ayant été très touché par le parcours de Berthe Leroy-Bourlard, l’histoire de la vie d’une petite fille, née française, émigrée aux États-Unis, naturalisée américaine. Elle choisit de revenir en France, afin d’y poursuivre le dernier acte de sa vie et d’y mourir (pour Independence Day, le 4 juillet), ce qui me décida à me rendre sur ses traces (et celles de Gaston Bourlard), en Californie. Ce voyage de quelques jours se réalisa tout début décembre 2007. Je dédie ce carnet de voyage à Berthe Leroy-Bourlard, Gaston Bourlard, Nicole et Christian Gorrée-Wéry, Michel et Sylvie Leroy, Walter Donald Douglas, Mahala Dutton-Douglas et leurs familles.

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Annie Eliet, le jour de son baptême en juillet 1945 avec Ninette Aubart sa marraine assise à droite avec une jupe rayée. (Coll. Annie Panier-Eliet)

Ninette Aubart

Biographie de Ninette Aubart, maîtresse de Benjamin Guggenheim et rescapée du Titanic, par sa filleule Annie.

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Portrait de Roger Bricoux

Roger Bricoux, 1er juin 1891-15 avril 1912

Une chemise rigide, quelques pochettes plastique, des supports cartonnés : bien protégées, bien classées, préservées avec amour et respect, les archives de la famille de Roger Bricoux sont d’une richesse inouïe. On y trouve des photos, des lettres, des fiches de paye, des articles de journaux en français et en anglais, des témoignages divers ; le cœur bat fort lorsqu’on découvre des réponses à des questions vieilles de presque cent ans. Le cœur bat encore plus fort lorsque des documents inestimables sortent de la sphère purement familiale pour éclairer d’une lumière inédite un drame poussiéreux auquel personne ne devrait plus s’intéresser si l’on en croit les premières lignes d’un article d’avril 1912, extrait d’un journal dont le titre a disparu : « Bientôt, demain, hélas ! tout sera dit sur l’effroyable catastrophe du Titanic. L’oubli, injuste, mais inexorable oubli, effacera peu à peu nos émois attendris et nos consternations, comme les vagues ont comblé la cicatrice profonde creusée au flanc des mers par les convulsions d’agonie du léviathan démonté. Mais l’héroïsme de quelques-uns survivra à l’impitoyable engloutissement… Nous entendrons longtemps l’écho de cet orchestre, dans lequel se trouvait un Français, tenant tête à la mort de toute l’allégresse exaspérée de ses cuivres, pour intimider la peur au cœur des passagers. » Tout n’a pas été dit sur « l’effroyable catastrophe du Titanic ». Pas encore… Latitude 41 se fait avec ce numéro spécial « l’écho de cet orchestre » et lève – partiellement – le voile sur notre valeureux concitoyen, Roger Bricoux.

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Photo non datée de Samuel Goldenberg, prêtée par Philip Gowan, chercheur américain, et empruntée au site Internet Encyclopedia Titanica. Le regard de Sam Goldenberg sur ce cliché est saisissant.

Hommage à Samuel Goldenberg, Nella Wiggins et Edwige Garbowska

Par Olivier Mendez À l’occasion de la pose d’une plaque commémorative à Nice Peu de régions françaises peuvent prétendre avoir tissé des liens nombreux avec la tragédie du Titanic, que…

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La stèle de Cherbourg, commémorant l’escale du Titanic, après que la plaque inaugurée par Louise Laroche en 1996, et volée en 2002, ait été remplacée par la Ville (photo Christian et Nicole Gorree-Wery).

Un Conte de Deux Villes : rencontre du 28 septembre 2002

Comme nous vous l’avions annoncé, une délégation de l’Association Française du Titanic s’est rendue à Cherbourg le 28 septembre 2002, afin d’y accueillir les membres de la Irish Titanic Society, venus découvrir la ville, visiter la Cité de la Mer, mais surtout, venus pour rendre un hommage aux passagers du RMS Titanic embarqués dans le port normand le 10 avril 1912, en fin d’après-midi.

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La stèle de Cherbourg, commémorant l’escale du Titanic, après que la plaque inaugurée par Louise Laroche en 1996, et volée en 2002, ait été remplacée par la Ville (photo Christian et Nicole Gorree-Wery).

Cherbourg : histoire d’une plaque

Sa famille m’avait prévenu : tout le monde appelait Louise « Madame Niet ». Très vite, j’ai compris pourquoi… J’ai eu la chance et l’honneur de rencontrer Louise Laroche, rescapée du naufrage du Titanic, quatre ans avant son décès, et cette rencontre a été l’un des moments forts de ma vie. En mars 1995, accompagné de Claudine Laroche, de Michael Rudd et de son fils Paul, j’ai proposé à Louise de visiter le Nomadic, qui avait transporté sa famille à Cherbourg, le 10 avril 1912. La persuader de faire le voyage pourtant très court de Villejuif à Paris n’avait déjà pas été une mince affaire : « Non », m’avait objecté Louise, avant que j’aie fini ma phrase… Puis, se ravisant, et sur le conseil de Claudine, elle finit par accepter de prendre un taxi jusqu’à la tour Eiffel, non sans avoir pesé le pour et le contre et avoir changé d’avis une bonne dizaine de fois. C’était ma première « bataille » gagnée avec Louise, mais quel moment exceptionnel nous avons alors vécu ! L’émotion était intense, malgré le froid, l’état d’abandon (déjà…) du Nomadic et les souvenirs bouleversants qui se sont imposés à la mémoire de Louise, comme autant de larmes dans les yeux d’une dame âgée qui tente en vain de retrouver les traits du visage d’un père qu’elle n’a pratiquement pas connu.

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