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Photos de F. et V. Vanhoutte, 19 avril 2003, Le Havre.

Nomadic : le départ

Le dernier restaurant qu’a abrité le Nomadic s’appelait Le Transbordeur du Titanic. Malgré son panneau publicitaire criard visible de loin, on ne peut pas dire qu’il ait attiré les foules… Nom funeste, trop difficile à retenir, peu vendeur ? Peut-être faut-il trouver là la première raison du désaveu du public. La situation géographique du bateau, quai Debilly, en contrebas de l’avenue de New York, à quelques pas du Palais de Tokyo et à peine plus éloigné du tunnel de l’Alma de sinistre mémoire dans l’histoire de la royauté anglaise, n’était pas un atout non plus : il fallait vraiment avoir envie de laisser la peau sur le macadam parisien en tentant désespérément de s’infiltrer dans la circulation routière en quittant les lieux après un repas ou tout était sur la note et rien ou presque dans l’assiette… Pas de parking digne de ce nom non plus sur place, il fallait laisser sa voiture garée tout près des containers à ordures… Décidément, seuls les connaisseurs de l’histoire du Nomadic semblaient y faire le déplacement pour déguster leurs asperges face au spectacle édifiant de la tour Eiffel illuminée, au rythme des bateaux-mouches indifférents défilant sur le fleuve.

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Tombe de l’enfant inconnu

L’enfant  inconnu du Titanic désormais  identifié

En novembre 2002, plus de quatre-vingt-dix ans après le naufrage du Titanic, l’un de ses nombreux mystères a été élucidé. Ceux qui auraient préféré qu’il demeurât une énigme sont légion. Le principe de la recherche d’identité, objet de cet article, peut en effet heurter la conscience de chacun et si certains détails paraissent très rudes, ils ne sont que la stricte vérité des faits.

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Déçu…

La commémoration du 90ème anniversaire du naufrage du Titanic en France aura été une très grosse déception. Dans notre dernier numéro, nous vous annoncions que nous ne serions pas les derniers à vous rappeler cet événement : effectivement, on pourrait presque dire que nous avons été les seuls. À peine une ligne ici ou là à propos de ventes aux enchères ayant atteint des records (un menu du paquebot, la montre d’une victime…) ; en dehors de ces brèves, rien.

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L’Histoire vraie du Titanic

Nous avions déjà présenté le CD L’Histoire vraie du Titanic dans le n° 3 de Latitude 41 (mai-juillet 1999) ; l’œuvre, qui n’était plus disponible, vient d’être rééditée par Frémeaux et Associés, qui ont publié, en l’an 2000, l’excellent double CD Titanic, témoignages des survivants, que vous avez été nombreux à acheter (il s’agit d’une œuvre exceptionnelle). L’Histoire vraie du Titanic n’est pas une œuvre inoubliable : l’article que j’ai rédigé en 1999 reste d’actualité. La jaquette de 1998 était mieux réussie que l’actuelle, qui est vraiment ratée, et d’une laideur inqualifiable : on y voit un Mauretania flou, aux couleurs psychédéliques, et on se demande comment l’auteur de la jaquette a pu créer une présentation aussi moche alors qu’il existe tant d’illustrations du vrai Titanic. Pourquoi aller chercher un autre paquebot, le maquiller à outrance, le « flouter » et lui ajouter des couleurs criardes sur un fond de soleil couchant ? L’ensemble du dessin est franchement très, très laid, et le pire, c’est que le livret qui accompagne le CD est aussi illustré de la sorte ; on nage en plein délire psychédélique. Mais ne nous arrêtons pas à ce détail, car c’est le CD qui nous intéresse ; regrettons seulement qu’encore une fois, un éditeur ait « oublié » de contacter l’Association Française du Titanic avant de sortir un document sur le sujet. Nous pouvions leur fournir oh, combien de pièces extraordinaires, exceptionnelles, rares ? Nous devrons nous contenter de cet emballage nul, laid, totalement raté et qui, n’en doutons pas, ne sera pour rien dans les ventes du CD… Enfin, regrettons aussi que le texte du livret ait encore une fois été confié à Thomas Compère-Morel, directeur de l’Historial de la Grande Guerre de Péronne, certes un excellent historien, mais pas un fin connaisseur de l’histoire du Titanic… Le CD est en vente : si vous ne le trouvez pas dans votre magasin, vous pourrez le commander directement auprès des Éditions Frémeaux, comme vous l’avez peut-être fait pour les Témoignages des Survivants, en ajoutant à votre commande la photocopie de votre carte de membre de l’AFT. Monsieur Frémeaux nous propose le tarif exceptionnel de 15,24 € par CD (port et assurance compris) au lieu du tarif commerce qui est de 19,67 €. Attention, les chèques sont à rédiger à l’ordre de FREMEAUX, surtout pas à l’AFT. Frémeaux et Associés, 20, rue Giraudineau, 94300 – Vincennes.

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