Latitude 41 n°33-34
Partez à la rencontre du sculpteur français Paul Chevré, rescapé du Titanic, dans ce numéro double de fin 2007.
Partez à la rencontre du sculpteur français Paul Chevré, rescapé du Titanic, dans ce numéro double de fin 2007.
Ce mot sera bref pour un Latitude 41 copieux. Encore une fois Olivier Mendez et Alain Dufief ont réalisé un travail remarquable. L’AFT continue de susciter de l’intérêt puisque nous nous maintenons au niveau de cent adhérents et que nous recevons encore des témoignages, des documents et des appels pour des conférences, des expositions… Bravo aussi à Daniel Dupont qui complète, chaque jour, un site de plus en plus consulté. Il faut savoir que c’est le monde entier qui entre sur ce site officiel de l’AFT – île Maurice par exemple ou le Japon – et que le compteur ne mentionne que les nouveaux contacts et non les entrées à répétition.
Une voiture du train transatlantique a été retrouvée au dépôt-musée de Longueville (Seine-et-Marne). Ce train desservait au début du siècle la gare maritime de Cherbourg. Il est donc tout à fait possible que des passagers du Titanic aient voyagé à bord de cette voiture.
Un message surprenant et très agréable d’un professeur du lycée Jessé de Forest[1] d’Avesnes-sur-Helpe : « nous travaillons depuis six mois sur le Titanic avec deux classes d’hôtellerie et restauration. Nous avons cherché dans tous les secteurs et en particulier sur le Net ; nous venons de découvrir votre association… ». Après quelques échanges nous décidons d’une conférence-débat sur le Titanic et toutes les « légendes » qui s’y rattachent depuis près d’un siècle. La convivialité des Nordistes ne se dément pas et nous sommes invités à loger sur place et surtout à déguster le dîner préparé par les élèves à partir du livre Le dernier dîner du Titanic.
Votre revue paraît avec retard et n’est pas aussi fournie qu’à l’accoutumée. En effet, j’ai pris en charge ce numéro parce qu’il me revenait de rendre compte de nos séjours à Belfast et ce, le plus rapidement possible. J’étais loin d’imaginer qu’un accident de santé en déciderait autrement. Notre secrétaire ayant eu un sort plus grave encore, les nouveaux adhérents ont pu penser à une association très « relâchée » puisque pendant cette période nous n’avons pas répondu à leurs attentes.
Rappel : le prix Thomas Andrews est décerné à des étudiants pour des projets présentés à la fin de leurs études d’ingénieur. Créé par Thomas Madill il a été remis cette année pour la deuxième fois dans l’Hôtel de Ville de Belfast. Ce concours, où les candidats sont de plus en plus nombreux, voit, déjà, les inscriptions gonfler pour 2008.
Retours de Norbert Fleury et Olivier Mendez sur l'exposition Titanic du Musée des Lettres et Manuscrits.
Que ceux qui sont allés à Belfast imaginent la cale sèche du Titanic avec juste un petit quai sur chaque longueur. Au fond, un ruisseau descend de la colline ; en face, l’écluse ferme un passage étroit sur une anse et le large. Dominant les quais, les collines abruptes, verdoyantes, sont parsemées de maisons « à la bretonne » : murs de pierres et toits d’ardoises grises. À mi-pente, sur la droite quand on regarde la mer, un quai sur lequel courent deux rails de « decauville » débouchant d’un tunnel. C’est par là qu’arrivait, jadis, le kaolin extrait des immenses carrières derrière la colline. Il était déversé dans une trémie jusque dans les bateaux. Aujourd’hui, tout est à l’abandon : il n’y a pratiquement plus de carrières en exploitation en Cornouailles… ni mines non plus.
Nicole, Thierry et moi sommes retournés à Belfast pour les échanges scolaires. Je rassure tous les adhérents : tous ces déplacements ne coûtent aucun centime à l’Association. De nouveau nous avons retrouvé Terry, toujours aussi acharné à faire évoluer les choses. Pourtant il rencontre de nombreux obstacles à franchir : ceux qui le jalousent, qui voudraient récupérer le Nomadic, ceux qui cherchent à se « placer » auprès des autorités… La tension existant entre les associations à Belfast est manifeste mais s’y ajoute l’immixtion des associations anglaises dont les intentions sont pour le moins imprécises.
Extrait d'un bulletin paroissial de 1936 attribuant le naufrage à une punition divine.